MEJRI, Abdelkrim2019-02-112019-02-112017-09http://dspace.univ-msila.dz:8080//xmlui/handle/123456789/7473La Méditerranée se définit toujours par la mobilité des hommes. Faisant partie de cetespace géo-culturel, la Tunisie n’a cessé de connaitre, depuis la nuit des temps, des immigrationssuccessives et parfois simultanées. Parler d’une «mobilité continue» des hommes dans l’espace maghrébin renvoie, en premier lieu, à un genre de vie traditionnel, impliquant des diverses activités telles que le nomadisme pastoral, le commerce caravanier, ou encore le pèlerinage à La Mecque.Cependant, ce phénomène récurrent a été accentué par l’expansion coloniale européenne des XIXe et XXe siècles. Dans la régence de Tunis, on assiste en effet, à partir de 1830, à l’émergence d’une nouvelle catégorie de migrants, celle des réfugiés Algériens . L’échec de l’insurrection de Mokrani (1871), l’établissement du protectorat français en Tunisie (1881), plus tard la guerre italo-turque (1911) , semblent avoir joué, successivement, un rôle important dans l’augmentation régulière des migrations intra-régionales en direction de la Tunisie.Être «maghrébin musulman» immigré en Tunisie depuis la conquête de l’Algérie jusqu’à la veille de la deuxième guerre mondiale (1830-1937)Article